Le lien fascinant entre ventre et émotions enfin démontré!

En ce moment même, votre corps héberge des milliards de bactéries. En fait, vous êtes aussi microbe qu’humain grâce à la véritable ménagerie (ou meute) de bébettes bactériennes qui vivent dans notre système digestif (et chez nous, les filles, dans notre vagin).

Cette ménagerie microbienne s’appelle, bien sûr, le microbiome, qui cohabite avec le mycobiome, votre capital mycosique.

Vous accumulez les bactéries qui le colonisent tôt dans la vie,  en sortant du ventre de votre mère (par le vagin)  et en profitant du lait maternel de votre maman. Ce microbiome est en gros constitué vers l’âge de 5 ans. Je dis « en gros » parce qu’entre les vaccins et les éventuels antibiotiques qui viennent polluer l’organisme des tous petits, ce capital bactérien n’est pas forcément au mieux de sa forme à n’importe quel âge…

Si vous me lisez régulièrement, vous avez probablement lu combien un bon équilibre bactérien du ventre, une bonne flore, se traduit par une bonne santé à tous les niveaux.

Si vous n’étiez pas au courant, sachez que les chercheurs ont découvert des liens entre les microbes du ventre (la flore) et les allergies, les maladies cardiaques, l’obésité et le diabète de type 2. Cela fait quelques temps aussi que je vous explique qu’un bon équilibre bactérien se voit aussi au moral…et les exemples sont sans fin. Et malgré tout, vous n’étiez pas obligée de me croire !

La bonne nouvelle, c’est qu’aujourd’hui tout est différent.

En effet, des scientifiques ont identifié des liens fascinants entre le microbiome intestinal et le bien-être mental.

Dès que c’est eux qui le disent, on les écoute. (pour plus d’info, Dr Emeran Mayer, au G oppenheimer center for neurobiology of stress and resilience at UCLA, et Erica Sonnenburg, Stanford university, and l’étude de 2017 de l’université de Copenhague qui a pour but de montrer si les probiotiques en gélules vont effectivement changer la diversité bactérienne des gens).

Nous savons déjà que le sentiment d’anxiété affecte nos ventres.

Cela nous fait courir à la salle de bain, nous rend nauséeux et rend notre vie sociale plus compliquée. Ce qu’il faut savoir, c’est que l’intestin a son propre système nerveux : le système nerveux entérique. Ce système contient autant de cellules nerveuses que la moelle épinière, ou système nerveux central (c’est une des raisons qui fait qu’en agissant sur la position des vertèbres de la colonne on agit aussi sur le système nerveux).

Ce système nerveux du tractus gastro-intestinal est directement connecté au cerveau par le nerf vague, qui agit comme une sorte de super autoroute de l’information. Le nerf vague relie les deux plus grands systèmes de notre corps.

Lorsque vous vous sentez stressé, votre état mental affecte votre intestin.

Pire : les hormones que votre corps sécrète en situation de stress ont un impact sur les microbes et modifient leur mode de fonctionnement. A ce sujet, on sait qu’il n’y a rien de tels qu’une période de stress intense pour faire flamber votre population de candida albicans, simplement parce qu’en cas de stress, l’immunité chute. Moins d’immunité, plus de candidose. Et plus de candidose…plus de fragilité émotionnelle.

Oui, déjà à ce niveau-là, toutes celles qui, comme moi, ont été contraintes de travailler à l’assainissement de leur flore pour enfin vaincre les cystites à répétition et les infections vaginales mensuelles, en ont fait l’expérience. Moins de candidose s’accompagne d’une stabilité émotionnelle surprenante !

Alors, si vous aviez du mal à concevoir que l’anxiété et la dépression puissent influer sur l’intestin, sachez que le plus étonnant est la situation inverse : la population bactérienne de notre tractus intestinal affecte également notre humeur. il s’avère que nos bactéries intestinales, y compris les souches que vous avez peut-être vues sur votre pot de yaourt, comme le lactobacillus acidophilus, sécrètent et modulent un grand nombre de composés qui envoient des signaux au cerveau. En d’autres termes, cette autoroute fonctionne dans les deux sens;

 

La plupart des neurotransmetteurs qui régulent notre humeur, y compris 50% de la dopamine et 95% de la sérotonine dans notre corps, sont produits par des microbes dans l’intestin. Le tractus gastro-intestinal et le cerveau sont si intimement liés que l’intestin a été appelé le deuxième cerveau.

Il est évident que, par exemple, les personnes souffrant de troubles gastro-intestinaux comme le colon irritable, ont tendance à être plus anxieux et dépressifs que les autres. Et les chercheurs ont remarqué que certaines espèces de bactérie  (celles qui semblent pouvoir nous rendre mélancoliques) sont plus susceptibles de se retrouver dans les boyaux de patients déprimés, alors que celles liées à une meilleure humeur n’y sont pas.

Des recherches récentes publiées dans la revue Nature microbiology ont révélé que deux types spécifiques de bactéries intestinales (coprocoques et dialistes) étaient décimés chez les personnes atteintes de ce trouble, même après contrôle des effets des antidépresseurs.

On ne sait pas encore si le type de bactéries et l’équilibre de la flore causent la dépression ou si les personnes atteintes ont simplement une composition différente de microbes, mais il existe un lien clair entre l’intestin et la santé mentale.

Les deux principaux acteurs sont les probiotiques et les prébiotiques: les aliments probiotiques aident votre microbiome à se nourrir de bactéries bénéfiques, tandis que les prébiotiques nourrissent les bons insectes que vous avez déjà dans votre intestin. Ils aident à évincer ceux que vous ne voulez pas.

Personnellement, j’aurais tendance à préférer les prébiotiques…au moins, cela vous rend plus acteur de vos choix alimentaires. Il ne faut pas négliger que les recherches montrent que des changements dans votre alimentation peuvent entraîner des modifications de la bactérie intestinale en seulement 24 heures ! C’est pourquoi vous devez adopter, puis conserver sur plusieurs semaines, les réflexes (bonnes habitudes) ayant pour but de soigner vos intestins, pour redresser la barre et avoir une chance de remarquer des effets durables sur le reste de l’organisme.

Prendre des probiotiques, lorsque l’on voyage dans des coins douteux où les gens se nourrissent de pâté pour chat, oui. Mais sinon, efforcez-vous d’identifier ce qui vous fait du bien en termes de choix alimentaires et de vous y tenir jusqu’au plateau (qui arrive toujours) où vous allez devoir procéder à quelques ajustements. (Je vous explique comment dans l’Equilibre anti-Candida et le mode d’emploi du ventre.)

A titre indicatif, dans les probiotiques, on a les fromages crus (comté par exemple), kéfir, kimchi, kombucha, miso, olives, choucroute, yaourt, tempeh. Et dans les prébiotiques, les artichauts, aspeges, haricots secs, carottes non pelées, tiges de brocoli, céleri branche, poireau, oignons et framboises. Il y a de quoi faire J

Tout ce qui vous reste, c’est d’allier à tout cela les bonnes huiles essentielles. Je vous en donne plein ici :

Des huiles essentielles contre la dépression

 

Autre facteur à prendre en considération : une possible infection bactérienne qui passe inaperçue…

Je vous en parle ici : infections bactériennes des femmes

 

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