Les anti-acides : La grande illusion qui garantit la maladie

Le niveau d’absorption des nutriments fait partie de mes obsessions. Et nous allons voir ici combien le niveau d’acide de l’estomac est une condition sine qua none à un bon niveau d’absorption. Or, pour beaucoup, les IPP mènent la danse…

 

Pour moi (et je pense d’autres praticiens), la majorité des maladies apparaissent chez des personnes sous nourries et toxiques. Sous nourries, ne veut pas dire sous alimentées, mais cela peut bien sur être le cas.

La toxicité quant à elle s’installe souvent grâce à des années de prise de médicaments.

Les médicaments sont connus pour voler des nutriments au corps lors de leur métabolisation, ce qui interfère dans les moyens qu’a le corps de nettoyer ses cellules, mais en plus, leur composition à elle seule est souvent source de toxicité, celle qui s’accumule au fil du temps, chez des malades qui le sont (malades), justement parce qu’au départ, ils ne savent pas se détoxifier.

Bref, nous sommes face au gros cercle vicieux du malade déjà toxique et dénutri qui prend des médicaments dont la vocation est de faire comme si ils n’étaient ni toxiques ni dénutris. La grande illusion de la fausse santé. Plus de symptômes? Plus de problèmes.

Parmi tous ces produits qui donnent l’illusion d’un mieux-être, il y en a qui sont tout particulièrement doués pour entretenir à coup sûr à la foi la toxicité et la dénutrition. Inutile de préciser que ce sont donc ceux qui garantissent encore plus de déséquilibres à venir.

 

J’ai nommé, les inhibiteurs de la pompe à protons, ou IPP pour les intimes.

Vous savez ? Les anti-acides !  Ils figurent parmi les 10 principales classes de médicaments prescrits et sont couramment utilisés pour traiter le reflux, l’indigestion et les ulcères peptiques.

Ce sont des médicaments, et la grande majorité des consommateurs présume évidemment que les médicaments sont sans danger alors que des huiles essentielles ou du cannabis, sont des produits dangereux.

Pourtant, des études récentes ont montré que ces IPP présentent en fait de nombreux effets secondaires, notamment une altération de l’intestin et de l’absorption des nutriments, ainsi que plus de risques de développer des problèmes cardiovasculaires, des maladies du rein et de la démence.

Ce qui, on va le voir, n’a absolument aucun impact sur leur prescription…car la rentabilité n’a pas de prix (enfin, disons que votre santé ne vaut pas très cher). En effet, bien que les chercheurs multiplient les avertissements concernant les risques et les complications liés à la prise des anti-acide, on continue à prescrire les IPP à tour de bras, surtout parce qu’ils servent à arrondir les angles de la prise d’autres médicaments, les anti-inflammatoires non stéroidiens (connus pour provoquer de belles douleurs d’estomac).

A ce sujet, une étude réalisée en 2010 a révélé que sur 356 patients traités par un IPP en milieu hospitalier, seuls 35% d’entre eux se sont vu prescrire un IPP pour un diagnostic approprié. Pour tous les autres, il s’agissait de faire comme si les anti-inflammatoires ne laissaient pas de trace. 

Quelques précisions sur l’action de ces « médicaments » : Les IPP sont des inhibiteurs des pompes à protons, en particulier de la pompe à protons / potassium des cellules pariétales dans l’estomac.

 

 La théorie est que les brûlures d’estomac et le RGO (reflux gastro-œsophagien) sont causés par la production excessive d’acide gastrique par ces cellules, ainsi, l’inhibition de cette pompe à protons réduira l’acidité de l’estomac et empêchera la sensation de brûlure du reflux acide ou la formation d’ulcères peptiques. (je vous renvoie à mes articles sur l’estomac pour connaitre les alternatives)

Mais les pompes à protons ne se limitent pas à l’estomac :  Elles sont présentes dans à peu près toutes les cellules de votre corps ! On en a partout !

 

Toutes les cellules, à l’exception des globules rouges, ont des mitochondries qui permettent à votre corps de métaboliser les glucides et les graisses pour produire de l’énergie.

C’est pour cela qu’elles pompent des protons qui vont leur permettre de afin de générer une source d’énergie qui sera exploitée pour former l’ATP (adénosinetriphosphate), la principale forme d’énergie du corps.

 

Vous l’avez compris : sans système efficace de pompage de protons, le corps doit s’appuyer sur des systèmes anaérobies pour produire de l’énergie, ce qui entraîne une fatigue rapide.

 On pourrait continuer longtemps à décrire les effets indésirables de la présence d’inhibiteurs de pompe à protons dans l’organisme, et j’en parle dans de nombreux articles. Mais ce que j’ai découvert récemment, c’est que les IPP ont aussi un impact sur les intestins. Et là, cela devient encore plus sérieux.

 

L’impact des IPP sur les intestins.

La composition des microbes qui habitent vos intestins est extrêmement sensible à tout ce qui va laisser des traces dans leur environnement direct. Le pH (acidité ou alkalinité) est un aspect important de la santé intestinale : la flore bactérienne intestinale est très impactée par les variations de PH.  Or, la présence des IPP réduit la quantité d’acide produite par l’estomac et, donc aussi la quantité d’acide qui se déverse dans les intestins. Or, à mesure que le pH de l’estomac devient moins acide, de nombreux micro-organismes ingérés qui seraient normalement détruits sont en mesure de pénétrer dans l’intestin, ce qui va permettre la prolifération de pas mal de bactéries et levures parasites comme le candida albicans, mais aussi, l’Enterococcus, le Streptococcus, le Staphylococcus et l’E. coli. Les chercheurs ont constaté que ceux qui utilisent des IPP augmentent leurs risques de souffrir de la présence de Clostridium difficile, Campylobacter, Salmonella, Shigella, Listeria, mais aussi de SIBO et de pneumonie (selon une étude de 2013).

 

De mon coté, je constate régulièrement combien le grand public en général ne se doute pas combien il est important d’avoir suffisamment d’acide dans l’estomac et lors de mes ateliers consacrés à l’auto-immunité, c’est souvent par cela que je commence : j’explique l’importance de l’acidité de l’estomac et quoi faire pour l’augmenter. Si vous souhaitez vous diriger le plus vite possible vers la démence sénile et les maladies chroniques les plus grave, prenez des IPP tous les jours. 

 

Vous manquez sans doute d’acide si :

 

Vous avez plus de 60 ans

Vous prenez régulièrement des anti-inflammatoires non stéroidiens (en général, on prescrit les IPP en même temps)

Vous êtes devenue végétarien parce que vous ne digériez pas bien la viande

Vous gonflez systématiquement après les repas

Vous avez des problèmes de rosacée et d’acné, de psoriasis, d’eczéma

Vous souffrez de candidose chronique, d’hélicobacter pylori et de fatigue chronique.

 

 

6 thoughts on “Les anti-acides : La grande illusion qui garantit la maladie”

  1. SYLVIE DAUVERGNE

    Bonjour
    C’est bien joli de dire qu’il ne faut plus prendre d’anti-acides mais alors que faire lorsque l’on a des remontées acides continuels et une hernie hiatale ?
    Merci de bien vouloir me renseigner.

    1. Michèle d’Auvergne
      Effectivement j’ai la même question :que faire en présence de RGO si l’on doit arrêter lesIPP ?
      Merci pour votre réponse

  2. Bonsoir Cécile
    Mon mari Alain a des remontées acides continuels et une hernie hiatale; il prend du PANTOPRAZOLE 20mg. Je lui demande de le prendre un soir sur deux mais c’est très difficile. Ce que je remarque il en fait une fiction dès qu’il ne le prend pas.
    Pouvez-vous me renseigner car les IPP ne me rassure pas du tout..

  3. Bonjour Cécile,
    Quand vous conseillez de faire une cure de saumon.
    Jamais de la vie….Il y a bien longtemps que je ne mange de saumon ni de poisson d’ailleurs vu l’état de pollution de la mer, des rivières… Et dans les élevages, c’est aussi une catastrophe…

    Plus jamais de poisson pour moi et mon entourage !

  4. Bonsoir Cécile,

    Mon frère prend également des anti-acide à cause d’une hernie hiatale qui lui provoque des remontées acides (après fibroscopie, images d’érosion assez importante).
    Que faire dans ce cas là ?
    Dans l’attente de vous lire,
    Cordialement,
    Noémie

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