Entrez votre mot clé dans la case de recherche pour trouver les articles qui en parlent

L’alcool : c’est mauvais, dans tous les cas

Je sais que l’alcool est une sorte de sujet tabou…on se fait mal voir dès que remet en question des “si cétait mauvais ça se saurait” et des “c’est pas parce que tu vois une bouteille de vin par jour que tu es alcoolique!”. Et ben si.

 

C’est du vécu.

En fait, je ne réalisais pas combien la consommation d’alcool était minimisée par les Français jusqu’à ce que j’ai à m’occuper d’un alcoolique. En fait, c’est un alcoolique qui s’ignore…qui n’est même pas venu me voir pour cela! Mais sa consommation d’alcool me fait peur, interfère avec tout ce que je peux entreprendre pour l’aider, et je me rends compte qu’il ne m’en a pas parlé pour deux raisons : d’abord parce qu’il ne se voit pas alcoolique (sous prétexte que ses copains consomment encore plus que lui), et parce qu’on dirait bien qu’il minimise complètement les effets de l’alcool et l’impact que cela a sur son état général. Et là, je me suis dit qu’il n’était sans doute pas le seul dans cette situation. “J’ai des crises d’anxiété? Heureusement que j’ai ma bouteille de rouge pour me soulager…”  Combien sont ils à tomber dans ce panneau? A s’empoisonner la vie? A tutoyer la mort sans le savoir?

Vous allez dire que je fais mon américaine et ma rabat joie…mais il y a des raisons parce que selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), l’intoxication alcoolique tue six personnes chaque jour. Ca commence bien.

D’accord, c’est pour les Etats Unis. Mais l’alcool est tout de même la deuxième cause de mortalité en France après le tabac.

Parmi les jeunes âgés de 15 à 34 ans, elle serait responsable de près d’un décès sur quatre simplement à cause de la baisse de tonus musculaire qui s’installe durant un coma éthylique.  Si la personne est sur le dos, sa langue peut basculer dans l’arrière-gorge, et obstruer les voies respiratoires. Par ailleurs, il n’y a plus de réflexe de déglutition et si le malade est pris de vomissements – ce qui arrive fréquemment du fait de la prise d’alcool – il peut s’asphyxier. Je sais, ça n’est pas très glamour…mais il faut parfois mettre les choses au point…parce que je crois que dans un pays où l’alcool fait autant partie de la culture que la France par exemple, on minimise l’impact que cela peut avoir sur l’organisme, et c’est vraiment dangereux.

Je me souviens, lorsque j’avais une vingtaine d’année, j’avais suivi un groupe de jeune pour passer un week à Prague pour faire la fête, à l’époque où le communisme faisait loi. Je me disais “chouette, je vais rafraîchir mon Russe, visiter le quartier etc… ” Je me suis vite rendue compte que là bas, la notion de “faire la fête” n’avait pas la même signification que chez moi. Les gens du coin ne pensaient qu’à une chose : oublier leur vie à coup de bière et de vodka. C’était il y a une trentaine d’année…et c’était peut être justifié à l’époque…mais cette consommation obstinée d’alcool pour s’enivrer m’avait beaucoup choquée. Par contre, ce qui me choque aujourd’hui c’est que des jeunes qui vivent dans un pays libre comme la France en soient au même point : boire pour l’ivresse.

Mais s’ils savaient combien ça n’a rien d’anodin, le feraient ils quand même?

Si on leur parle de pancréatite, ou de cancer de l’estomac, cela reste peut être trop vague…alors que c’est horriblement douloureux! Et quand ça vous arrive, il est trop tard pour se dire : “si j’avais su…d’ailleurs, ça m’arrive parce que je suis une victime…certainement pas parce que je me suis efforcé de fuir ma vie en la noyant dans la vodka!”

Personne ne pense au lien entre l’alcool et le cancer.

Et pourtant.

La recherche a démontré l’effet de l’alcool sur les cellules souches sanguines chez la souris. Les chercheurs ont donné de l’éthanol à des souris, puis utilisé l’analyse des chromosomes et le séquençage de l’ADN pour étudier les dommages génétiques sur le corps par l’acétaldéhyde, produit au cours du métabolisme de l’alcool.

Les chercheurs du Laboratoire de Biologie Moléculaire MRS de l’Université de Cambridge ont découvert une accumulation d’acétaldéhyde quand il y en a trop pour que le corps se décompose, ou lorsque les mécanismes de réduction de l’acétaldéhyde fonctionnent mal.

Les chercheurs ont découvert que l’acétaldéhyde casse et endommage l’ADN dans les cellules souches sanguines, ce qui conduit à des chromosomes réarrangés et à des altérations permanentes des séquences d’ADN. Cette altération de l’ADN augmente le risque de sept types de cancer, dont le cancer du sein et de l’intestin.

Il faut préciser qu’il existe plusieurs façons dont l’alcool peut influencer votre risque de développer un cancer. L’American Cancer Society explique que quelques verres par semaine peuvent augmenter le risque de cancer du sein, surtout chez les femmes qui ont un faible taux de folate. Je m’était déjà fait la réflexion lorsqu’une de mes amies, agée d’à peine trente ans, a déclenché son premier cancer du sein (elle est morte dans les années qui ont suivi, de son second cancer plus virulent). Elle avait à tout prix besoin d’un ou plusieurs verres de vin rouge tous les soirs…

L’alcool affecte votre production d’hormones :  or, une augmentation du niveau d’oestrogène déclenchée par l’alcool est liée au développement du cancer du sein.

Mais l’alcool déclenche des changements dans bien plus que seulement votre ADN : sa consommation affecte presque tous les systèmes cellulaires et organiques de votre corps.

Prenons le cerveau par exemple : l’alcool affecte votre système limbique qui contrôle vos émotions, c’est pourquoi l’alcool diminue vos inhibitions. Votre cortex préfrontal, une région du cerveau associée au raisonnement et au jugement, ralentit également en réponse à l’alcool, entraînant un comportement plus impulsif et un mauvais jugement.

L’alcool est l’une des substances les plus addictives, c’est ce qui explique peut être que l’alcoolisme est la troisième principale cause de décès liée aux habitudes de vie aux États-Unis… et c’est pareil en France où on se réfugie derrière une consommation “sociale” culturelle. Alors que le mode de consommation ne semble pas faire la différence dans la sévérité de vos symptômes : ceux qui se saoulent à coup de cocktails toutes les semaines souffrent des mêmes problèmes que ceux qui boivent tous les jours leurs quelques verres de vin.

L’alcool affecte plus que l’ADN

  • Boire régulièrement augmente votre risque de cirrhose du foie.
  • Cela provoque une diminution de la formation de la mémoire due à l’accumulation d’éthanol dans le cerveau. C’est pourquoi vous ne vous souvenez peut-être pas de ce que vous avez fait pendant que vous étiez saoul. L’alcool provoque également la diminution de l’hippocampe, ce qui affecte la mémoire et l’apprentissage.
  • Coté Inflammation systémique, l’alcool augmente considérablement cinq marqueurs inflammatoires. Des études ont montré que même une seule ” nuit d’ivresse” provoque une augmentation spectaculaire de l’inflammation. En d’autres termes, votre corps réagit à l’alcool de la même manière qu’il réagit à une blessure ou à une infection.
  • Coté coeur, la prise d’alcool augmente votre risque de cardiomyopathie, arythmies, hypertension artérielle et accident vasculaire cérébral. Les niveaux d’alcoolémie augmentent de deux à trois heures après votre dernier verre, ce qui signifie qu’il peut se produire au milieu de la nuit pendant le sommeil. Cela augmente votre risque de mort accidentelle en raison de l’étouffement sur votre propre vomi et / ou de la souffrance d’une insuffisance cardiaque ou d’un accident vasculaire cérébral pendant le sommeil.
  • Coté toxicité :  L’alcool provoque des dommages intestinaux, permettant aux bactéries de s’échapper de votre intestin dans votre circulation sanguine. La consommation régulière conduit également à des niveaux élevés d’endotoxines dont vraiment, nous n’avons pas besoin sachant combien nous en accumulons sans effort rien qu’en respirant l’air ambiant et en buvant l’eau du robinet.

Et puis, il est rare de consommer beaucoup d’alcool et de faire en plus attention à son alimentation : les chercheurs ont trouvé que 42% des diagnostics de cancer et 45% des décès attribuables au cancer pouvaient être attribués à des facteurs de risque évitables tels que le tabagisme, l’excès de poids, la consommation d’alcool, une faible consommation de fruits, légumes, fibres et de calcium.

Si vous êtes actuellement un buveur, il est essentiel de considérer comment cela affecte votre santé globale et augmente vos risques de tomber vraiment malade…alors que c’est évitable!

L’exercice est un pilier fondamental pour une bonne santé et peut également aider à contrer l’inflammation de l’organisme provoquée par l’alcool.

Les données démontrent que ceux qui ont 2,5 heures d’activité modérée par semaine réduisent l’impact biologique de la consommation d’alcool.

Tout comme l’alcool, l’exercice libère de la dopamine, un produit chimique du cerveau associé à des comportements gratifiants. Faire l’expérience de ce bon produit chimique peut réduire votre désir d’alcool. Mais encore faut il réussir à se mettre à bouger…parce que  l’alcool met des freins au désir de forme physique,  réduit la production de testostérone, ce qui rend plus difficile la construction musculaire.

Alors, bien que je ne recommande pas de boire, si vous savez que vous ne pourrez pas échapper à quelques verres, le recours à ces quelques suppléments et huiles essentielles peuvent amoindrir “la casse”…sauf si vraiment vous exagérez.

A favoriser : les anti-oxydants.

Quasiment toutes les HE ont des propriétés anti-oxydantes…Donc, voici une liste à privilégier et à respirer régulièrement pendant votre consommation (ça vous dégoutera peut être même un peu de boire…) :

  • Le genièvre
  • L’angélique racine
  • Le pamplemousse
  • La menthe poivrée
  • La cannelle

Prenez du N-acétyl cystéine (NAC) pendant ou avant : le NAC est une forme de l’acide aminé cystéine. Beaucoup de ses avantages sont liés au fait qu’il stimule la production de glutathion, un antioxydant important que votre corps produit naturellement, qui aide à réduire les dommages causés par les radicaux libres et joue un rôle dans la détoxification des métaux lourds et autres substances nocives. Il réduit également la toxicité de l’acétaldéhyde qui provoque de nombreux symptômes de la gueule de bois.

Essayez de prendre du NAC (au moins 200 milligrammes) 30 minutes avant de boire pour aider à réduire les effets toxiques de l’alcool. Ca ne coûte pas une fortune et c’est disponible dans le commerce un peu partout. C’ est aussi plutôt bien toléré et n’a aucun effet secondaire sérieux connu.

Il faut aussi préciser que le NAC fonctionne encore mieux lorsqu’il est associé à de la vitamine B1 (thiamine)  et que la vitamine B6 peut aider à réduire les symptômes de la gueule de bois.

Enfin, puisque l’alcool épuise la vitamine B dans votre corps, et les vitamines B sont nécessaires pour aider à éliminer l’alcool de votre corps, un supplément de vitamine B pris au préalable, ainsi que le lendemain, peut aider.

Vitamine C: L’alcool peut vider vos réserves vitamine C, alors que vous en avez besoin pour réduire le stress oxydatif créé par l’alcool dans votre foie. Petite anecdote :  une étude chez l’animal a montré que la vitamine C était encore plus protectrice pour le foie que le chardon-Marie après l’exposition à l’alcool!

Magnésium: Le magnésium est un autre nutriment appauvri par l’alcool, alors qu’il a des propriétés anti-inflammatoires qui peuvent aider à réduire certains symptômes de la gueule de bois. Si vous ne mangez pas beaucoup d’aliments riches en magnésium, prendre un supplément de magnésium avant une soirée arrosée peut être bien utile. Pensez-y…Je vous renvoie à tout ce que j’ai déjà écrit sur le magnésium ici. 

 

 

 

 

 

 

Related posts

Leave a Comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.




Et si vous vous donniez les moyens de prendre le pouvoir sur votre santé? Demandez-le moi ici et je vous envoie un livre dont c'est justement le sujet...

New Graphic
Top